La parodontie est la partie de la dentisterie qui est spécialisée dans le traitement du parodonte, c’est-à-dire les tissus de soutien de la dent : gencive, os alvéolaire, cément et ligament alvéolo-dentaire.

Les maladies parodontales sont dues à des infections bactériennes et parasitaires. C’est la colonisation du parodonte par le biofilm : Bactéries accumulées sous forme de plaque dentaire et de tartre.

Le parodontiste ou parodontologue prévient, diagnostique et traite les gingivites et les parodontites, ainsi que leurs séquelles.

Parodontie, illustration 1
Parodontie illustration 2

Questions – Réponses

La plaque dentaire est responsable des gingivites et des parodontites.

Brossez vos dents régulièrement et soigneusement.

Comment évoluent les maladies parodontales ?

L’évolution se caractérise par plusieurs stades :

Le point de départ, comme pour les caries, c’est la plaque dentaire.

Il s’agit d’un dépôt mou, composé de bactéries, qui s’accumule à la surface des dents, au contact de la gencive ainsi que dans les interstices. Ces dépôts finissent par durcir, se calcifier, pour constituer le tartre, véritable concentré solide de bactéries. Plaque dentaire et tartre sont à l’origine d’une inflammation de la gencive. C’est la gingivite.

C’EST LE PREMIER STADE de la maladie parodontale EN TERMES DE GRAVITÉ. C’est dès cette phase qu’il faut intervenir car le processus est alors encore facilement réversible.

La parodontite est une autre forme, plus avancée, de la maladie. À ce stade, les gencives se décollent progressivement des dents créant un espace dans lequel s’infiltrent de nombreuses bactéries présentes à l’état normal dans la bouche ou constituant la plaque dentaire.

Des poches se forment sous la gencive, appelées poches parodontales, qui vont peu à peu s’étendre en profondeur vers la racine de la dent. Les bactéries présentes initialement sont remplacées par d’autres capables de vivre en milieu clos sans oxygène et qui sont souvent plus agressives. L’infection et l’inflammation gagnent les tissus profonds.

Dans d’autres cas, la gencive se rétracte progressivement, découvrant la racine de la dent. On parle alors dans le langage courant de dent qui se « déchausse».

Lorsque le système d’ancrage de la dent est atteint, c’est-à-dire que les ligaments qui la fixent dans l’os sont peu à peu détruits : la dent devient mobile.

Si l’on n’intervient pas, elle finit par tomber.

Quels sont les symptômes ?

Ce sont en premier lieu, les signes de gingivite qui doivent alerter :

• les gencives saignent lorsque vous vous brossez les dents ou lorsque vous mastiquez les aliments, voire spontanément ;

• elles sont gonflées, plus rouges que d’ordinaire et parfois sensibles.

Aux stades plus tardifs, il peut exister :

• une rétraction de la gencive (les dents paraissent alors plus grandes) ;

• une hypersensibilité au chaud ou au froid des zones découvertes ;

• une mauvaise haleine liée à la présence de pus entre la gencive et la dent dans les poches parodontales ;

• une mobilité dentaire anormale pouvant aller jusqu’à la chute d’une ou plusieurs dents.

Qui est concerné ?

Elles atteignent toutes les populations, quels que soient l’ethnie ou le pays d’origine.

En France, plus de 80 % des adultes entre 35 et 44 ans souffrent de gingivites.

Les maladies parodontales touchent également les enfants et les adolescents :

la moitié des adolescents de 15 ans ont une gingivite ;

50 % des enfants ont de la plaque dentaire ;

30 % des enfants de 15 ans ont déjà du tartre.

Entre 35 et 64 ans, 46,68% des patients français ont une perte d’attache sévère (> 4mm).

Quelles sont les différentes formes de maladies parodontales ?

En fonction du caractère actif (agressif) ou au contraire chronique de la maladie, et selon l’élément concerné, on distingue différentes formes de maladies parodontales :

• les gingivites (liée ou non à la plaque dentaire)

• la parodontite (chronique ou agressive)

Selon la forme de maladie parodontale, certaines familles de bactéries sont plus volontiers en cause.

Existe-t-il des facteurs favorisants ?

II existe une relation étroite entre le degré d’hygiène bucco-dentaire et l’état parodontal.

Cependant, pour un même niveau d’hygiène, certaines personnes seront plus victimes de parodontite que d’autres.

En dehors des caries, et du tartre qui sont des facteurs favorisants bien connus, il en existe d’autres tels que :

• L’âge (la fréquence de la maladie parodontale augmente avec l’âge).

• Le sexe (les hommes de tous âges sont plus atteints que les femmes).

• L’hérédité (la notion de pertede dents « spontanée » est souvent retrouvée chez les parents).

• La flore bactérienne présente dans la bouche, différente d’un individu à l’autre et transmissible.

• Certaines maladies comme le diabète (les diabétiques ont plus de gingivites, de pertes d’attache, de pertes osseuses que les non diabétiques) ou ‘infection par le virus du sida ou d’autres affections ou traitements qui modifient les défenses immunitaires (chimiothérapies anticancéreuses par exemple).

• Des facteurs hormonaux (la grossesse ou la ménopause sont des périodes de plus grande vulnérabilité aux maladies parodontales)

• Le tabac (les fumeurs ont 5 fois plus de risque de faire une parodontite et ils sont atteints plus jeunes que les non fumeurs).

• Des facteurs locaux comme le port d’une prothèse dentaire ou un appareil d’orthodontie.

Brosse, fil et goupillon dentaires

Quels risques pour la santé ?

En dehors de la perte des dents, les maladies parodontales peuvent avoir des répercussions sur la santé en général.

• Le risque de développer une infection à distance existe, par essaimage dans la circulation sanguine des bactéries qui vont ensuite se fixer puis se développer dans d’autres organes du corps :

– Les maladies parodontales augmentent de 25 % le risque d’infection au niveau des valves cardiaques (endocardite infectieuse).

– D’autres localisations sont possibles (sinusite, abcès à distance : pulmonaire, cérébral, infection sur prothèse articulaire…).

• Par ailleurs, chez les femmes enceintes, l’existence d’une maladie parodontale multiplie par 3 à 7 le risque d’accoucher prématurément d’un enfant de petit poids.

• Le risque de maladie cardiovasculaire et notamment d’infarctus du myocarde serait plus élevé chez les personnes souffrant de maladie parodontale.

• Enfin, si le diabète peut favoriser la survenue d’une maladie parodontale, une fois celle-ci installée, c’est une cause de déséquilibre du diabète.

Quels sont les traitements possibles ?

En premier lieu les traitements non chirurgicaux, dits mécaniques : détartrage, polissage, surfaçage* .

Votre chirurgien dentiste va effectuer un nettoyage de vos dents de façon à éliminer les bactéries.

Après avoir effectué un détartrage à la limite sus et sous-gingivale, il va polir les dents à l’aide d’une pâte spéciale qui enlève les résidus de plaque et les taches. Il est parfois nécessaire de polir aussi les racines des dents pour réduire la profondeur des poches, c’est ce que l’on appelle le surfaçage. La plaque dentaire se forme plus difficilement sur des dents lisses et polies.

Des traitements médicamenteux peuvent être proposés en complément du traitement mécanique et dès les premiers stades de la maladie parodontale : antibiotiques, antiseptiques.

Les traitements chirurgicaux

Quand l’atteinte parodontale est importante, la chirurgie a pour but d’atteindre le fond des poches parodontales situées le long des racines. Elle permet aussi de réparer les lésions osseuses.

II peut parfois être nécessaire de pratiquer une greffe de gencive pour recouvrir les zones où les racines des dents sont trop dénudées.

Le traitement commence à la maison

Conseils pour une bonne hygiène dentaire.

Vous-même pouvez prendre une part active au traitement en améliorant au quotidien votre hygiène bucco-dentaire. Sachez qu’une personne qui a eu une maladie parodontale a un risque élevé de récidive II est important de se nettoyer les dents après chaque repas :

• Au minimum 2 fois par jour (matin, midi quand c’est possible, et soir);

• En brossant pendant 2 à 3 minutes, des gencives vers les dents, sur toutes les faces des dents;

• Avec une brosse à dents et un dentifrice adaptés.

L’usage du fil dentaire et des brossettes inter dentaires apporte un complément utile en nettoyant les zones difficiles d’accès. Le jet d’eau des hydropulseurs est bénéfique car il masse les gencives et permet un nettoyage des espaces entre les dents, mais il ne dispense pas du brossage de dents.

Quand consulter ?

Dès l’apparition des premiers signes de gingivite (rougeur, œdème, inflammation) et ce, d’autant plus que le brossage des dents provoque des saignements.

À ce stade le processus est réversible

Le chirurgien-dentiste examinera vos gencives, vos dents pour faire un diagnostic précis, vous proposera un programme de traitement et vous donnera des conseils pour améliorer votre hygiène bucco-dentaire.

Si vous remarquez des signes évoquant une gingivite, n’hésitez pas à consulter un chirurgien-dentiste pour préserver l’avenir de vos dents.

L’équipe soignante

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<h3 style="text-align: center;">Christophe Wierzelewski</h3>
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Christophe Wierzelewski

Chirurgien-Dentiste

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<h3 style="text-align: center;">Pierre-Jean Haas</h3>
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Pierre-Jean Haas

Chirurgien-Dentiste Collaborateur

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<h3 style="text-align: center;">Clarisse Louvet</h3>
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Clarisse Louvet

Assistante Dentaire

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<h3 style="text-align: center;">Marie Anne Godin</h3>
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Marie Anne Godin

Assistante Dentaire

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